Fin de la taxe sur la spéculation

Au premier janvier 2017, la taxe sur la spéculation disparaît.

Elle n’aura fait que peu gagner d’argent à l’Etat Belge. Par contre, elle aura fait chuter drastiquement l’achat d’actions par les particuliers et de ce fait, elle aura fortement réduit les rentrées liées à la taxe sur les opérations de bourse.

Sur douze mois, les montants engrangés par la taxe sur la spéculation sont très loin de compenser les pertes de revenu liées à la taxe sur les opérations de bourse. L’introduction de cette taxe a finalement fait perdre de l’argent à l’Etat Belge en 2016.

En conclusion, trop de taxes tue les taxes.

Taxe sur la spéculation

Cette taxe votée fin 2015 par le gouvernement consiste à taxer à 33% les plus-values réalisées sur les actions et produits dérivés liés aux actions si la vente a lieu moins de six mois après la date l’achat.

Les produits soumis à la taxe sont les actions belges et étrangères cotées sur un marché financier réglementé, les certifications d’action, les warrants cotés sur une action cotée, les produits dérivés cotés sur une action cotée (turbo, future, sprinter, booster, …) et les options cotées sur une action cotées (sur ce dernier point, une incertitude persiste encore).

Si un de ces produits est acheté et revendu avec bénéfice moins de six mois après sa date d’achat, la plus-value réalisée sur ce produit sera taxée à 33%. La plus-value est calculée comme suit : le prix de vente auquel on soustrait le prix d’achat et les taxes sur les opérations de bourse payées. Les frais de transactions ne peuvent pas être déduits.

Les moins-values réalisées ne peuvent pas être déduites des plus-values.

De plus, l’Etat estime que ce sont les actions achetées les dernières qui sont revendues en premier lieu.

Par contre, les SIR, fonds, sicavs, fonds communs de placement ne sont pas soumis à la taxe sur la plus-value.

De même, les produits dérivés qui portent sur un indice, des devises ou des matières premières ne sont pas soumis à cette taxe (ce sont principalement des produits destinés aux spéculateurs).

Crowdfunding ou financement participatif

Envie de trouver des solutions alternatives pour financer l’économie réelle ou simplement pour faire fructifier votre capital autrement ?

Le crowdfunding ou financement participatif pourrait être une possibilité parmi d’autres. Toujours dans un objectif de diversification bien entendu.

A ce titre, nous avons mis en ligne un nouveau dossier relatif à ce type de financement de plus en plus en vogue.

Tous coopérateur un jour ?

Qui parmi nous sait encore ce qu’est l’esprit coopératif ?

Généralement, les personnes plus âgées car elles ont connues l’aventure et le développement des coopératives. Celles-ci répondaient au besoin de se rassembler afin de répondre aux besoins communs et ce, dans de nombreux domaines : les coopératives agricoles pour acheter le matériel en commun ou faciliter la commercialisation des récoltes, les banques coopératives qui collectaient l’épargne pour la redistribuer sous forme de prêts, les magasins coopératifs qui pratiquaient la ristourne auprès de ses membres, …

Le temps passant et le modèle économique évoluant vers le capitalisme anglo-saxon, le modèle coopératif a perdu de son intérêt et beaucoup de ces coopératives ont été rachetées (notamment les banques coopératives) ou ont disparus.

Mais les temps changent et la période économique et sociale agitée telle que nous connaissons depuis plusieurs années pourrait de nouveau rassembler les citoyens autour de plusieurs idéaux commun : celui de la relocalisation des entreprises et du travail, de la pérennité des petites et moyennes entreprises locales, de la participation des travailleurs au capital de leur entreprise, de la redistribution des bénéfices des entreprises, du développement des énergies renouvelables, du redéploiement de l’agriculture locale, de la mise en place de services de proximité et de services sociaux, etc …

L’esprit coopératif permet de rassembler les citoyens qui mettent en commun leur apport financier afin de créer des nouvelles sociétés coopératives répondant aux besoins (locaux). En échange, ils en perçoivent les bénéfices, qui peuvent être financier (dividendes) mais également en nature (ristournes sur les produits et services) ou autres.

Mobiliser son épargne

Les Belges n’ont jamais autant épargné. Les montants totaux sur les comptes d’épargne en Belgique volent de record en record alors que le rendement des comptes d’épargne tend vers zéro. Cherchez l’erreur!

Ces montants faramineux ne pourraient-ils pas être mieux utilisés plutôt que de rester parqués sur des comptes d’épargne ?

Un minime fragment de cette épargne (par exemple 1 pourcent maximum) ne pourrait-il pas être mieux utilisé sous forme d’investissement afin de faire tourner l’économie locale et citoyenne ?

Il existe des sociétés qui ont besoin de capital afin de développer des projets dans le domaine des énergies renouvelables, le microcrédit, le soutien et le développement des producteurs locaux, le domaine social et sociétal, …

Est-ce un peu plus risqué ? Oui

Est-ce de la spéculation ? Non

Est-ce que l’argent sera mieux utilisé ? Certainement.

Alors, qu’attendons-nous pour agir ?

Cherche coopérateur désespérement

De nombreuses coopératives citoyennes ont été fondées en Belgique ces dernières années et notamment dans le domaine des énergies renouvelables. Leur objectif est clair : permettre aux citoyens de profiter des avantages et des retours financiers produits par l’exploitation des énergies renouvelables.

Mais pour développer leurs projets, elles ont besoin de capital . Ce capital est apporté par une multitude de citoyens qui prennent des parts dans la coopérative et de ce fait, deviennent coopérateurs.

De nombreuses coopératives sont actuellement en recherche de capital et donc de nouveaux coopérateurs.

Citons notamment les coopératives Vents Du Sud, Courant d’Air, Energie 2030, …

Voir le dossier concernant l’investissement dans des coopératives.

Le compte d’épargne non réglémenté

Deux types de compte d’épargne existent en Belgique : le compte d’épargne réglementé et le compte d’épargne non réglementé. La différence entre les deux comptes d’épargne est notamment due au régime de taxation des intérêts.

En effet, les intérêts d’un compte d’épargne réglementé sont exonérés de précompte mobilier jusqu’à un certain montant fixés par la loi.  Le compte d’épargne réglementé est composé d’un taux de base et d’un taux de fidélité. C’est le compte d’épargne le plus répandu.

Les intérêts d’un compte d’épargne non réglementé sont soumis au précompte immobilier dès le premier cent obtenu. Le précompte se monte à 25% des intérêts perçus.

L’avantage principal du compte d’épargne non réglementé est lié principalement à un taux de base unique qui, même amputé du précompte de 25%, peut être plus rémunérateur que le compte d’épargne classique.

Déclarer les revenus de l’épargne

En Belgique, le précompte ou les taxes dûs sur les intérêts des comptes, des comptes à terme et d’épargne, sur les dividendes des actions ou des sicavs et les coupons des obligations sont prélevés automatiquement lors du paiement ce ceux-ci.

Donc, pas besoin de les déclarer.

Il existe certains cas particulier tel que le compte d’épargne réglementé dont les intérêts sont immunisés fiscalement jusqu’à un plafond fixé annuellement.

Toutefois, n’oublions pas que cette immunisation fiscale des intérêts n’est pas cumulable pour chaque compte d’épargne. Elle s’applique une seule fois à l’ensemble de tous les intérêts perçus par les différents comptes d’épargne.