Définition du microcrédit

Un souffle nouveau pour le développement
Dans les pays en voie de développement, l’accès aux crédits de faible montant est difficile et les taux pratiqués par les organismes de prêts sont très élevés (plus de 20%). Généralement les banques ne sont pas intéressées par ce genre de crédit car les montants sont faibles et cela leur engendre beaucoup de coûts (d’où des taux d’intérêt très élevés). Par contre, les usuriers acceptent de prêter de telles sommes mais demandent des taux d’un pourcent par jour! Reste une troisième possibilité d’emprunt : le microcrédit. Celui-ci se définit comme une activité qui consiste à attribuer des prêts de faible montant à des entrepreneurs ou des artisans qui ne peuvent accéder aux prêts bancaires classiques.

A quoi sert le microcrédit ?
Le microcrédit encourage les petits projets (ou microprojets) au niveau local. Ils favorisent ainsi l’activité et la création de richesse. En agissant de la sorte, cela permet d’induire des mutations à la base et d’obtenir un effet d’enchaînement dans la région via le développement d’un maillage économique. Le microcrédit se pratique principalement dans les pays en voie de développement mais aussi dans les pays développés.

Impact sur le développement local
Contrairement aux grosses infrastructures ou aux grands projets industriels qui ne bénéficient que très rarement aux plus pauvres, les programmes de microcrédit ont un impact direct sur le développement local. Ils profitent à de nombreux secteurs comme l’agriculture (groupement villageois, coopératives, …) afin de garantir la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau potable (creusement de puits, irrigation, …), l’artisanat, la création d’écoles et de dispensaires, …

Des bénéficiaires souvent féminins
Touchant des secteurs faiblement capitalisés et employant souvent une main d’oeuvre féminine exploitée et peu valorisée, le microcrédit peut également être considéré comme un levier de revalorisation de la femme dans les pays en voie de développement. Ce qui induit par la suite une amélioration de leur sort et de celle de leur famille et une meilleure perception de la société à leur égard.

Une solution parmi d’autres
Le microcrédit est complémentaire aux programmes humanitaires (répondant souvent à des urgences), aux travail des ONG, aux réalisations de la coopération au développement et ne se substitue en aucun cas à eux. Le microcrédit améliore la situation des plus pauvres mais n’élimine pas les besoins en matière sociale et en infrastructures collectives. Ce n’est donc qu’une solution parmi d’autres pour aider les populations à sortir de pauvreté.

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